par Aude Camus
Imaginez la scène : il est 21h, un soir d’été à Paris. Le ciel est encore clair (dieu que j'aime ces soirées d'été où la nuit tombe si tard), et vous êtes assise en terrasse d’un bistrot de quartier. Un verre à la main, les voix qui s’entremêlent autour de vous, un léger voile de fumée de ciagarette qui flotte dans l’air, ponctué d’éclats de rire. Personne ne regarde l’heure. Personne n’est pressé. Tout semble… simple.
C’est une sensation à laquelle je reviens souvent quand je pense à Paris. Cette manière de prolonger la soirée, de laisser le temps s’étirer sans vraiment y penser. Un vrai art de vivre.
Et, si je suis honnête, c’est quelque chose qui me manque à Hong Kong.
Les terrasses y sont rares, et les bars à cocktails souvent trop conceptuels voir un peu prétentieux. Alors attention hein, moi aussi parfois j'ai envie d'un bon cocktail dans un beau lieu. Mais parfois, j’ai juste envie de quelques verres, d’une assiette de frites, et de n’avoir nulle part où aller. Et c'est là que le bar de Jean-Pierre, avec sa nouvelle carte de cocktails, tape dans le mille.
Déjà à l'ouverture du restaurant l'an dernier, j’avais eu ce sentiment de familier, celui d'être un peu comme à la maison. Mais alors là si en plus je peux siroter des cocktails en terrasse en dévorant un croque-monsieur alors là clairement il ne faut pas me le dire deux fois. À moi les soirées qui s'éternisent, les "on se prend un verre après le boulot ? " qui deviennent 3 verres et une assiette de frites (mon pêché mignon et alors clairement celle de Jean-Pierre son absolumment dinguos), les discussion qui n'en finissent plus.
Derrière le bar, Suraj Gurung, nommé Maitre des Cocktails par la maison, imagine chaque verre comme une histoire.
Certains jouent avec les classiques. Le Cornichon Martini, par exemple, est vif, presque déroutant au premier abord, puis étonnamment addictif. La Chambord Margarita, elle, est plus lumineuse, légèrement gourmand,e parfait pour accompagner une fin de journée qui s’étire.
D’autres cocktails invitent davantage au voyage. Le Madame Claude, version pétillante et audacieuse du Pornstar Martini et qui son nom de la célèbre mère maquerelle, a ce petit côté provocateur parfaitement assumé. L’Étranger, avec son mélange de cognac, d’agrumes et d’épices, trouve un équilibre subtil entre amertume et chaleur. J'ai personellement aussi beaucoup aimé le Club 55, du nom du célèbre beach club tropézien, qui revisite le Spritz à la sauce herbes de Provence. Ne manque plus que les piscines de rosé !
Jean-Pierre ne cherche pas juste à recréer Paris de façon théâtrale. Il en capture simplement l’essence – cette légèreté, cette façon d’être là sans vraiment penser à la suite.
Et, quelque part entre le deuxième verre et le bruit de la ville en arrière-plan, on se surprend à oublier où l’on est. Comme un soir d’été à Paris.
Jean-Pierre
https://www.jean-pierre.com.hk/
9 Bridges Street, Central
Imaginez la scène : il est 21h, un soir d’été à Paris. Le ciel est encore clair (dieu que j'aime ces soirées d'été où la nuit tombe si tard), et vous êtes assise en terrasse d’un bistrot de quartier. Un verre à la main, les voix qui s’entremêlent autour de vous, un léger voile de fumée de ciagarette qui flotte dans l’air, ponctué d’éclats de rire. Personne ne regarde l’heure. Personne n’est pressé. Tout semble… simple.
C’est une sensation à laquelle je reviens souvent quand je pense à Paris. Cette manière de prolonger la soirée, de laisser le temps s’étirer sans vraiment y penser. Un vrai art de vivre.
Et, si je suis honnête, c’est quelque chose qui me manque à Hong Kong.
Les terrasses y sont rares, et les bars à cocktails souvent trop conceptuels voir un peu prétentieux. Alors attention hein, moi aussi parfois j'ai envie d'un bon cocktail dans un beau lieu. Mais parfois, j’ai juste envie de quelques verres, d’une assiette de frites, et de n’avoir nulle part où aller. Et c'est là que le bar de Jean-Pierre, avec sa nouvelle carte de cocktails, tape dans le mille.
Déjà à l'ouverture du restaurant l'an dernier, j’avais eu ce sentiment de familier, celui d'être un peu comme à la maison. Mais alors là si en plus je peux siroter des cocktails en terrasse en dévorant un croque-monsieur alors là clairement il ne faut pas me le dire deux fois. À moi les soirées qui s'éternisent, les "on se prend un verre après le boulot ? " qui deviennent 3 verres et une assiette de frites (mon pêché mignon et alors clairement celle de Jean-Pierre son absolumment dinguos), les discussion qui n'en finissent plus.
Derrière le bar, Suraj Gurung, nommé Maitre des Cocktails par la maison, imagine chaque verre comme une histoire.
Certains jouent avec les classiques. Le Cornichon Martini, par exemple, est vif, presque déroutant au premier abord, puis étonnamment addictif. La Chambord Margarita, elle, est plus lumineuse, légèrement gourmand,e parfait pour accompagner une fin de journée qui s’étire.
D’autres cocktails invitent davantage au voyage. Le Madame Claude, version pétillante et audacieuse du Pornstar Martini et qui son nom de la célèbre mère maquerelle, a ce petit côté provocateur parfaitement assumé. L’Étranger, avec son mélange de cognac, d’agrumes et d’épices, trouve un équilibre subtil entre amertume et chaleur. J'ai personellement aussi beaucoup aimé le Club 55, du nom du célèbre beach club tropézien, qui revisite le Spritz à la sauce herbes de Provence. Ne manque plus que les piscines de rosé !
Jean-Pierre ne cherche pas juste à recréer Paris de façon théâtrale. Il en capture simplement l’essence – cette légèreté, cette façon d’être là sans vraiment penser à la suite.
Et, quelque part entre le deuxième verre et le bruit de la ville en arrière-plan, on se surprend à oublier où l’on est. Comme un soir d’été à Paris.
Jean-Pierre
https://www.jean-pierre.com.hk/
9 Bridges Street, Central