Good Food, Good Value, Good Service – la recette du succès de Pirata Group

23 Mars 2018


Good Food, Good Value, Good Service – la recette du succès de Pirata Group
par Aude
 
On dit que souvent les entrepreneurs façonnent leur marque à leur image. C’est à double-tranchant. Mais pour qui n’est pas familier avec Pirata Group, une simple rencontre avec les deux fondateurs, Manuel Palacio et Christian Talpo, donne furieusement envie de booker une table dans un de leur restaurant (dommage certains ne prennent pas les réservations !). Et pour ceux comme moi qui sont déjà des clients réguliers (sérieusement, j’ai une passion délirante pour Pici, quelqu’un par ici pourrait y manger 5 fois par semaine sans problème ?). Il y a sûrement un peu de gênes latins (Manuel est Espagnol et Christian est Italien) mais ce duo donne furieusement la pêche et de la pêche il en faut quand on ouvre 6 restaurants en moins de 3 ans. 6 restaurants qui cartonnent en plus. Et ça sans compter les ouvertures prévues en 2018 …
 

Manuel Palacio
Manuel Palacio

Christian Talpo
Christian Talpo
J’ai donc décidé de m’asseoir quelques minutes avec ces deux agitateurs (dans le bon sens du terme !) pour en savoir un peu plus : comment fait-on cartonner non pas 1 mais 6 restaurants à Hong Kong où l’offre FnB est saturée et la clientèle tout sauf fidèle ? D’après eux, 3 choses importantes :
 

Good Food
 

Good Food, Good Value, Good Service – la recette du succès de Pirata Group

Bon clairement pas quoi réinventer la roue. Et pourtant ce qui paraît si simple et évident ne l’est visiblement pas pour tout le monde. Honnêtement, combien de restaurants à Hong Kong servent de la nourriture de m***e ? Bien plus qu’il n’en faudrait !
 
Attention, good food ne signifie pas forcément restaurant étoilé. Non non, juste une bouffe honnête et bien faite, comme le résume la philosophie du groupe « nous cuisinons pour nos invités comme nous le faisons avec nos amis et notre famille – en y mettant de l’attention et même une dose d’amour » et croyez-moi tout cela est bien résumé dans cette parmigiana absolument dingue qu’ils servent chez Pirata  : de la générosité et de l’amour en barre !
 
Chacun des 6 restaurants a vraiment son identité mais 2 choses sont communes à tous : des ingrédients frais et des recettes simples. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et bon ?
 

Good Value
 

Le brunch chez MEATS
Le brunch chez MEATS
Alors là ça se complique. Manger de la Good Food oui ce n’est pas un problème, mais as-t-on vraiment envie de lâcher un rein pour cela ? Moi perso pas du tout. Je sais qu’Hong Kong n’est pas paris et que je ne devrais pas comparer et pourtant ça me rend folle. Alors ok les restaurants doivent couvrir des loyers démentiels est-ce une raison pour prendre les clients pour des pigeons ? Moi ça m’énerve ! Et oui j’ai tendance à avoir des réactions excessives quand on me lance sur le sujet de la bouffe.
 
Non mais franchement HKD 400 pour un avocado toast ? Sorry mais sans moi (et pourtant j’adore l’avocado toast, là n’est pas le problème).
 
Cela ne me dérange pas de payer mon repas cher, je suis la première à adorer me faire des bons restos et j’alloue une partie démesurée de mon budget à la bouffe (bah quoi ? Chacun son addiction) mais j’attends d’avoir un repas qui soit en accord avec le prix que je paye. Et c’est aussi la philosophie de Pirata Group. Non ils n’ont pas pour but d’être les moins chers de Hong Kong, en revanche Manuel et Christian veulent que quand vous quittiez leurs restaurants vous soyez content de votre repas et trouviez l’addition en adéquation avec votre expérience. Par exemple à Pici Central ou MEATS l’addition moyenne est inférieure à une bonne partie des restaurants de Soho et pourtant jamais le staff ne vous poussera à la consommation. Essayez, vous verrez. J’y ai mangé plus d’une fois (pour ne pas dire des dizaine) et jamais, jamais on ne m’a dit « ce sont des petites quantités, vous devriez prendre plus », « non ce ne sont pas des plats à partager, il faut commander un plat par personne » ou ce genre de choses.
 
Alors bien évidemment nous ne sommes pas chez les bisounours et le groupe fait de l’argent, ils ne le font juste pas en se moquant des clients. Mais par exemple, vous avez déjà été énervé de ne pas pouvoir réserver une table chez Pici ? Et bien c’est tout simplement qu’avec une addition moyenne plus faible ils doivent s’assurer que les tables tournent et ne peuvent donc pas en bloquer une pour des gens qui finalement ne viendront jamais (courant à Hong Kong) ou auront 30 min de retard. Donc on prend son mal en patience !
 

Good Service
 

Head Chef Arturo Melendez avec son équipe
Head Chef Arturo Melendez avec son équipe

Pour que les invités – car oui chez Pirata Group vous n’êtes pas des clients mais des invités – ressortent contents de leur expérience, Manuel et Christian estiment qu’il est nécessaire que le staff aussi passe un bon moment. Évidemment cela reste du boulot mais quand le management fait attention à vous (Manuel fait tous les jours la tournée des restaurants) et que vous avez des perspectives claires d’évolution, il y a déjà un peu plus de motivation. Manuel résume très bien la situation « moi je ne suis pas un businessman, je viens de la restauration, j’ai commencé en salle et ça c’est mon univers, c’est ce que je comprends et c’est sûr ça que je peux influer ».
 
Tout cela ne vous a pas donné envie d’aller vérifier par vous-mêmes ? Checkez nos articles :  
Et attendez-vous à deux-trois news sur le groupe de l’année. Par exemple, on sait déjà que la femme pirate la plus célèbre (qui a régné sur la mer de Chine au début du 19ème siècle) a donné son nom à leur prochaine adresse … mais chut on ne vous en dit pas plus. 
 



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