Par Aude Camus
C’est sûrement la bonne française en moi qui ressort, mais j’ai un véritable faible pour les bons bistrots.
Pas forcément les bistrots français d’ailleurs. Donnez-moi simplement des chaises en bois patinées par les années, des banquettes confortables, un sol carrelé, la lumière des bougies, des verres qui s’entrechoquent, des serveurs qui slaloment entre les tables et ce joyeux désordre parfaitement orchestré que seuls les restaurants de quartier savent créer. Ces lieux où les conversations montent en intensité au fil de la soirée, où une seconde bouteille de vin apparaît mystérieusement sur la table et où personne ne regarde l’heure.
C’est exactement ce que j’ai ressenti en entrant chez Don Pedro.
C’est sûrement la bonne française en moi qui ressort, mais j’ai un véritable faible pour les bons bistrots.
Pas forcément les bistrots français d’ailleurs. Donnez-moi simplement des chaises en bois patinées par les années, des banquettes confortables, un sol carrelé, la lumière des bougies, des verres qui s’entrechoquent, des serveurs qui slaloment entre les tables et ce joyeux désordre parfaitement orchestré que seuls les restaurants de quartier savent créer. Ces lieux où les conversations montent en intensité au fil de la soirée, où une seconde bouteille de vin apparaît mystérieusement sur la table et où personne ne regarde l’heure.
C’est exactement ce que j’ai ressenti en entrant chez Don Pedro.
Ce nouveau steakhouse argentin de Sai Ying Pun ne cherche pas à en faire trop. Il capte plutôt quelque chose de bien plus difficile à recréer : la convivialité. J’y suis allée un mercredi soir, la salle était pleine à craquer. Les assiettes s’entrechoquent, des amis rient autour de verres de Malbec, les conversations traversent la salle et, très vite, je me surprends à fredonner la playlist. Dans nos oreilles, des reprises en espagnol de grands tubes pops des années 70 à 90 … difficile pour moi de résister.
Impossible de ne pas s’y sentir bien.
La carte est centrée autour de viandes maturées de grande qualité, mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas seulement la qualité des produits — c’est l’attention portée à chaque assiette qui arrive sur la table.
Impossible de ne pas s’y sentir bien.
La carte est centrée autour de viandes maturées de grande qualité, mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas seulement la qualité des produits — c’est l’attention portée à chaque assiette qui arrive sur la table.
Nous avons commencé avec la charcuterie maison de Don Pedro, et j’ai immédiatement eu un coup de cœur pour la Terrina de Cerdo (108 HKD). Riche sans être lourde, ponctuée d’abricot et de pistache et enveloppée de bacon, cette terrine de porc arrive en salle en service à table avec un chariot d’accompagnements — un petit geste théâtral qui rend immédiatement le moment plus convivial. Ce genre d’hospitalité à l’ancienne qu’on ne se lasse jamais de retrouver.
Le Chicken Liver Parfait (88 HKD) est tout aussi excellent. Texture soyeuse, profondeur en bouche, et surtout — détail important pour moi qui ajoute presque toujours sel, Tabasco ou piment — un assaisonnement parfaitement maîtrisé. Deux plats équilibrés dès la première bouchée, et ça, j’y suis particulièrement sensible.
Parmi les entrées, le flambéed house-made chorizo (138 HKD) était réconfortant à souhait, tandis que la seared beef tongue (138 HKD) offrait une lecture plus raffinée que ce à quoi je m’attendais.
Puis arrive la pièce maîtresse : le Bife de Lomo (298 HKD/228g).
Cuit à la perfection, d’une tendreté remarquable, simplement servi avec une chimichurri, c’est exactement le genre de steak qui rappelle que la simplicité gagne souvent. Quand la qualité de la viande est aussi bonne, il n’y a pas besoin de plus.
L’une des plus belles surprises de la soirée n’était pourtant pas le bœuf. C’était les oyster mushrooms (118 HKD). Honnêtement, ce n’est pas un accompagnement que j’aurais spontanément commandé, et c’est précisément pour ça que j’aime les dîners presse. Ils permettent de sortir de ses habitudes. Pressés jusqu’à devenir croustillants à l’extérieur tout en restant juteux à cœur, ils sont d’une intensité umami remarquable.
Côté desserts, le Don Pedro Sundae (198 HKD) — glace fraîchement turbinée, Scotch et noix caramélisées — est hyper gourmand, mais moi je ne résiste jamais à l’appel de bons churros (138 HKD). Croustillants, légers, et surtout pas gras, ils sont exactement comme ils devraient être, surtout trempés dans un chocolat noir intense.
Évidemment, impossible de parler d’un steakhouse argentin sans évoquer le Malbec.
La carte des vins de Don Pedro met à l’honneur le cépage signature du pays avec une sélection allant de bouteilles fraîches et faciles à boire à des cuvées plus structurées et profondes. Que vous soyez déjà amateur ou simplement curieux d’explorer au-delà des références habituelles, c’est une carte qui invite à prolonger la soirée — un verre, puis un autre.
Don Pedro n’est pas seulement un restaurant où l’on mange très bien, même si c’est indéniablement le cas. C’est surtout ce genre de lieu rare, de quartier, qui vous accueille avec une simplicité désarmante dès que vous passez la porte. Un endroit que vous recommandez à vos amis sans hésiter, où les anniversaires finissent naturellement par se célébrer et où l’on revient pour des dîners sans occasion particulière, juste pour le plaisir de bien manger, bien boire et bien être entouré.
Sai Ying Pun vient de gagner une nouvelle très belle adresse de quartier. Et je sais déjà que j’y retournerai.
https://www.donpedrosteakhouse.com
Shop E & Shop F, G/F, Tung Cheung Building, 1 Second Street, Sai Ying Pun
Le Chicken Liver Parfait (88 HKD) est tout aussi excellent. Texture soyeuse, profondeur en bouche, et surtout — détail important pour moi qui ajoute presque toujours sel, Tabasco ou piment — un assaisonnement parfaitement maîtrisé. Deux plats équilibrés dès la première bouchée, et ça, j’y suis particulièrement sensible.
Parmi les entrées, le flambéed house-made chorizo (138 HKD) était réconfortant à souhait, tandis que la seared beef tongue (138 HKD) offrait une lecture plus raffinée que ce à quoi je m’attendais.
Puis arrive la pièce maîtresse : le Bife de Lomo (298 HKD/228g).
Cuit à la perfection, d’une tendreté remarquable, simplement servi avec une chimichurri, c’est exactement le genre de steak qui rappelle que la simplicité gagne souvent. Quand la qualité de la viande est aussi bonne, il n’y a pas besoin de plus.
L’une des plus belles surprises de la soirée n’était pourtant pas le bœuf. C’était les oyster mushrooms (118 HKD). Honnêtement, ce n’est pas un accompagnement que j’aurais spontanément commandé, et c’est précisément pour ça que j’aime les dîners presse. Ils permettent de sortir de ses habitudes. Pressés jusqu’à devenir croustillants à l’extérieur tout en restant juteux à cœur, ils sont d’une intensité umami remarquable.
Côté desserts, le Don Pedro Sundae (198 HKD) — glace fraîchement turbinée, Scotch et noix caramélisées — est hyper gourmand, mais moi je ne résiste jamais à l’appel de bons churros (138 HKD). Croustillants, légers, et surtout pas gras, ils sont exactement comme ils devraient être, surtout trempés dans un chocolat noir intense.
Évidemment, impossible de parler d’un steakhouse argentin sans évoquer le Malbec.
La carte des vins de Don Pedro met à l’honneur le cépage signature du pays avec une sélection allant de bouteilles fraîches et faciles à boire à des cuvées plus structurées et profondes. Que vous soyez déjà amateur ou simplement curieux d’explorer au-delà des références habituelles, c’est une carte qui invite à prolonger la soirée — un verre, puis un autre.
Don Pedro n’est pas seulement un restaurant où l’on mange très bien, même si c’est indéniablement le cas. C’est surtout ce genre de lieu rare, de quartier, qui vous accueille avec une simplicité désarmante dès que vous passez la porte. Un endroit que vous recommandez à vos amis sans hésiter, où les anniversaires finissent naturellement par se célébrer et où l’on revient pour des dîners sans occasion particulière, juste pour le plaisir de bien manger, bien boire et bien être entouré.
Sai Ying Pun vient de gagner une nouvelle très belle adresse de quartier. Et je sais déjà que j’y retournerai.
https://www.donpedrosteakhouse.com
Shop E & Shop F, G/F, Tung Cheung Building, 1 Second Street, Sai Ying Pun
Cet article s’appuie sur un dîner organisé par Don Pedro pour des membres de la presse. Il n’a pas donné lieu à une rémunération financière et l’avis exprimé est 100% celui de son auteur.